Chantage aux images intimes : les ados peuvent appeler le 3018
En France, des adolescents peuvent être menacés de diffusion d’images intimes, réelles ou truquées. Leurs proches trouveront aussi les gestes à faire avant de bloquer l’auteur.

- 1Concerné si
- Un ado menacé de diffusion d’une image intime, même truquée.
- 2À faire d’abord
- En parler à un adulte de confiance et appeler le 3018.Voir les 3 étapes
- 3Le risque
- L’auteur peut exiger de l’argent, d’autres images ou des actes sexuels à distance.
- 4Comment on le sait
- Une campagne nationale destinée aux 11-17 ans se déroule du 25 septembre au 14 octobre 2026. solidarites.gouv.fr
Concerné ?
Une image intime réelle ou truquée peut servir à menacer un adolescent, même s’il l’a envoyée lui-même.
Le chantage peut commencer après une prise de contact sur un réseau social ou une plateforme de jeux. Du 25 septembre au 14 octobre 2026, la campagne nationale s’adresse aux 11-17 ans sur Snapchat et TikTok.
Comment on le sait
En France, 29 000 signalements de sextorsion en ligne ont été enregistrés en 2024, en hausse de 460 % en trois ans. Clubic, le 29 septembre 2026, rapporte ces chiffres. La page du ministère publiée le 25 septembre 2026 les présente également et décrit les gestes proposés aux jeunes.
Ce qu’on ne sait pas : Ces signalements ne permettent pas de connaître le nombre de jeunes distincts touchés ni la part des faits sur chaque plateforme.
Le risque
L’auteur du chantage peut exiger de l’argent, d’autres images ou des actes sexuels à distance.
L’image utilisée peut avoir été obtenue sans l’accord de l’adolescent ou fabriquée. Même lorsqu’il a envoyé une image, la responsabilité du chantage appartient à son auteur.
Quoi faire maintenant
Il faut garder une trace de la menace avant de bloquer son auteur.
- Faire des captures des échanges et des identifiants.
- Ne pas verser d’argent ni céder aux menaces.
- En parler à un adulte de confiance et appeler le 3018, gratuitement et anonymement, tous les jours de 9 h à 23 h. Le service peut demander aux plateformes de retirer les contenus et les comptes préjudiciables.
Si c’est déjà fait
Même après l’envoi d’une image ou un paiement, conserver les échanges et contacter le 3018. La victime peut aussi en parler à un adulte de confiance.
