Pour ne plus se faire avoir.

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Quoi faire maintenant, selon votre situation

Un produit rappelé chez vous, un message douteux, un faux conseiller, un achat qui tourne mal : choisissez votre cas. Les gestes sont dans l’ordre, avec le service officiel à contacter.

Un produit que vous avez acheté est rappelé

C’est votre cas si un aliment ou un objet que vous avez chez vous figure sur une fiche de rappel officielle : même marque, même lot, même date.

  1. Comparez l’emballage et la fiche.Le code à 13 chiffres sous le code-barres, le numéro de lot et la date doivent correspondre à la fiche sur RappelConso. Nos alertes reprennent ces codes ligne par ligne.
  2. Ne l’utilisez plus, ne le donnez pas.Mettez-le de côté en attendant de le rapporter.
  3. Rapportez-le au magasin.La fiche indique ce qui est proposé (remboursement ou échange) et jusqu’à quand. Sans ticket de caisse, rapportez-le quand même et demandez.

Si c’est déjà fait

Vous l’avez mangé ou utilisé ?
Lisez la rubrique « Conduite à tenir » de la fiche : elle dit quels symptômes surveiller et pendant combien de temps. Si des symptômes apparaissent, appelez votre médecin et dites-lui quel produit est en cause. Pour un produit non alimentaire avalé ou mis au contact de la peau ou des yeux, un centre antipoison répond jour et nuit. Détresse grave : 15 ou 112.

Pour aller plus loin

Un produit dangereux qui ne fait l’objet d’aucun rappel : signalez-le sur SignalConso. Les rappels en cours : nos alertes rappels.

Vous avez reçu un SMS, un appel ou un e-mail douteux

C’est votre cas si un message ou un appel vous presse de cliquer, de rappeler ou de payer, au nom d’une banque, d’un livreur, d’une administration ou d’un proche, et que vous n’avez encore rien donné.

  1. Ne cliquez pas, ne répondez pas, ne rappelez pas.Aucune banque ni administration ne vous demande vos codes par message ou par téléphone. Le numéro ou l’adresse affichés peuvent être imités.
  2. Vérifiez par vous-même.Ouvrez l’application ou le site officiel que vous connaissez, ou appelez le numéro inscrit sur votre carte ou votre contrat. Jamais depuis le lien ou le numéro reçu.
  3. Signalez-le, puis supprimez-le.SMS : transférez-le au 33700. Appel : envoyez au 33700 un SMS « spam vocal » suivi du numéro qui vous a appelé (33700.fr). E-mail : Signal Spam. Faux site : Phishing Initiative.

Si c’est déjà fait

Vous avez cliqué et saisi quelque chose ?
Passez à la situation suivante, vous avez donné un code ou un mot de passe.
Vous avez payé ?
Voir de l’argent est sorti sans votre accord.

Vous avez donné un code ou un mot de passe, ou vos données ont fuité

C’est votre cas si vous avez tapé ou dicté un code de carte, un code reçu par SMS, un identifiant ou un mot de passe après un message ou un appel, ou si un organisme vous a prévenu que vos données avaient fuité.

  1. Bloquez l’accès.Code bancaire : appelez votre banque au numéro inscrit au dos de votre carte et faites-la bloquer (opposition). Mot de passe : changez-le depuis le site officiel, puis partout où vous utilisiez le même, et activez la validation en deux étapes.
  2. Vérifiez ce qui a bougé.Opérations récentes sur votre compte, e-mails envoyés en votre nom, adresse de secours ou numéro de téléphone changés dans les réglages.
  3. Méfiez-vous des appels qui suivent.Avec vos données, un escroc peut se présenter comme votre banque ou un organisme en citant votre nom, votre adresse ou votre IBAN. Ces détails ne prouvent pas qu’il est ce qu’il dit.
  4. Faites-vous guider sur 17Cyber.17cyber.gouv.fr vous dit quoi faire selon ce qui s’est passé et peut vous mettre en contact avec un policier ou un gendarme, jour et nuit.

Selon votre cas

Votre compte sert à écrire à vos proches ?
Prévenez-les : quelqu’un peut leur écrire en se faisant passer pour vous.
L’organisme qui a perdu vos données ne vous répond pas ?
Vous pouvez adresser une plainte à la CNIL.

Pour aller plus loin

Les fiches par type d’attaque : Cybermalveillance.gouv.fr. Les fuites en cours : nos alertes fuites de données.

De l’argent est sorti de votre compte sans votre accord

C’est votre cas si un paiement, un retrait ou un prélèvement que vous n’avez ni fait ni validé apparaît sur votre compte ou votre carte.

  1. Faites bloquer votre carte tout de suite.Depuis l’application de votre banque, ou au numéro inscrit au dos de la carte. Sans ce numéro : serveur interbancaire d’opposition, 0 892 705 705, jour et nuit (appel surtaxé).
  2. Contestez par écrit auprès de votre banque.Elle doit vous rembourser au plus tard le lendemain de votre signalement, hors dimanche et jours fériés. Deux exceptions : elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de votre part et le signale à la Banque de France, ou elle prouve une négligence grave. Vous avez 13 mois pour contester, 70 jours si la banque du bénéficiaire est hors de l’Espace économique européen.
  3. Carte utilisée sur internet à votre insu : déclarez-le sur Perceval.Si vous avez encore la carte et l’avez fait bloquer : Perceval sur service-public.gouv.fr. Gardez le récépissé, la banque peut le demander.
  4. Gardez tout.Relevés, captures d’écran, e-mails, numéros qui vous ont appelé : ils serviront à la banque et, si vous portez plainte, aux enquêteurs.

Selon votre cas

C’est un prélèvement ?
Bloquer la carte n’y change rien : contestez-le auprès de votre banque. Jamais autorisé : vous avez 13 mois. Autorisé mais contesté : vous pouvez en demander le remboursement sans justification dans les 8 semaines.

La loi

Le remboursement des opérations non autorisées est fixé par le Code monétaire et financier (articles L133-18 et L133-19) : la fiche service-public.gouv.fr.

Pour aller plus loin

Les fraudes en cours : nos alertes fraude bancaire.

Un escroc vous a fait valider une opération ou faire un virement

C’est votre cas si un faux conseiller vous a fait valider une opération « pour la bloquer », ou si vous avez envoyé un virement vers un faux RIB, un faux vendeur ou un faux service.

  1. Appelez votre banque au numéro officiel, tout de suite.Celui du dos de la carte ou de l’application, jamais celui qui vous a appelé. Demandez-lui de bloquer ce qui peut l’être et de tenter de récupérer le virement. Chaque heure compte, et rien n’est garanti.
  2. Contestez par écrit.Racontez comment l’opération a été obtenue. Si vous l’avez validée à la demande d’un faux conseiller, elle peut être jugée non autorisée : c’est alors à la banque de prouver une négligence grave de votre part. Dans une affaire où l’appel affichait le numéro de la conseillère du client, la Cour de cassation a jugé que cette preuve n’était pas faite (23 octobre 2024, n° 23-16.267). Chaque dossier reste examiné au cas par cas.
  3. Portez plainte.Le récépissé appuie votre demande auprès de la banque. Voir porter plainte et se faire aider.

Selon votre cas

Vous avez fait le virement vous-même (faux RIB, faux vendeur) ?
La banque n’est pas tenue de vous rembourser. L’appel immédiat et la plainte sont vos meilleures chances.

Pour aller plus loin

Les techniques du moment, décryptées : nos alertes fraude bancaire.

Vous avez placé de l’argent sur un site de crypto, de forex ou un faux livret

C’est votre cas si on vous a promis un rendement élevé ou garanti, et que vous n’arrivez plus à retirer votre argent, ou qu’on vous réclame des frais pour le débloquer.

  1. N’envoyez plus rien.Ni « frais de déblocage », ni « taxe », ni nouveau dépôt pour débloquer les gains.
  2. Vérifiez le site sur les listes noires de l’AMF.Sur amf-france.org, ou appelez AMF Épargne Info Service au 01 53 45 62 00 (prix d’un appel local).
  3. Portez plainte au commissariat ou à la gendarmerie.La plainte en ligne ne couvre pas les placements frauduleux : il faut s’y rendre, avec vos virements et vos échanges.

Selon votre cas

Quelqu’un propose de récupérer votre argent contre des frais ?
C’est souvent la même arnaque, deuxième étape, parfois au nom de l’AMF, d’un avocat ou de la police. L’AMF ne contacte jamais les épargnants de sa propre initiative, par téléphone ou par message.

Un achat, un abonnement ou un démarchage tourne mal

C’est votre cas si un colis n’arrive pas, un vendeur ne rembourse pas, un abonnement se prélève sans que vous l’ayez voulu, ou si vous avez signé après un démarchage à domicile ou au téléphone.

  1. Écrivez au vendeur.Demandez la livraison, le remboursement ou la résiliation, par écrit, en gardant une copie. Si ce professionnel permet de souscrire en ligne, il doit aussi permettre de résilier en ligne, par une fonction « résilier votre contrat ».
  2. Rétractez-vous dans les 14 jours.Achat à distance ou démarchage à domicile : dans la plupart des cas, sans avoir à vous justifier, de préférence en recommandé avec avis de réception. Démarchage par téléphone : rien ne vous engage avant la signature de l’offre, sur papier ou par voie électronique. Et depuis le 11 août 2026, on ne peut plus vous démarcher par téléphone sans votre accord préalable.
  3. Signalez la pratique sur SignalConso.SignalConso transmet votre signalement à l’entreprise et à la DGCCRF.

Selon votre cas

Le vendeur a disparu, ou le site était faux ?
Payé par carte : demandez à votre banque si le paiement peut être contesté. Puis portez plainte, en ligne possible pour ce cas : voir porter plainte.
Le vendeur répond, mais refuse ?
Saisissez le médiateur de la consommation de son secteur, gratuitement : voir la médiation.

Si ça ne suffit pas : plainte, aide, médiation

  1. Portez plainte.Au commissariat ou à la gendarmerie, avec vos preuves. Pour une escroquerie sur internet (faux site, petite annonce, chantage), la plainte peut se faire en ligne sur THESEE (réservée aux majeurs ; les placements frauduleux se déclarent au commissariat ou à la gendarmerie).
  2. Faites-vous conseiller, gratuitement.Info Escroqueries, 0 805 805 817, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30. France Victimes, 116 006, tous les jours de 9 h à 19 h, pour l’écoute et l’aide aux démarches.
  3. Litige non réglé : le médiateur, puis le conciliateur.Après une réclamation écrite restée sans réponse satisfaisante, le médiateur de la consommation du secteur, ou celui de votre banque, examine votre dossier gratuitement ; saisissez-le dans l’année qui suit votre réclamation. Ensuite, un conciliateur de justice, gratuit lui aussi.

Pour aller plus loin

Garantie, livraison, remboursement : nos alertes recours.

Vous avez vu passer une arnaque ou un produit dangereux ? Signalez-le à Verso : nous vérifions et prévenons les autres lecteurs. Un mot vous échappe : le glossaire.