En comparant son prêt immobilier, il verse 29 000 € à un faux conseiller
Le prétendu conseiller a réclamé 20 000 € de plus après le premier virement. Avant de payer un apport, appelez la banque par un numéro que vous avez trouvé vous-même.

- 1Concerné si
- Un conseiller vous rappelle après une recherche de prêt immobilier et demande un virement présenté comme votre apport.
- 2À faire d’abord
- Avant de payer, faites confirmer l’offre par la banque, en utilisant des coordonnées trouvées vous-même.Voir les 2 étapes
- 3Le risque
- L’argent peut être perdu sans qu’aucun prêt soit accordé.
- 4Comment on le sait
- En juillet 2026, un emprunteur a versé 29 000 € après un contact sur un comparateur. ici.fr
Concerné ?
Vous comparez des prêts immobiliers en ligne ? Un rappel suivi d’une demande de virement pour votre apport doit vous faire vérifier l’offre.
Dans le cas rapporté ici, un emprunteur cherchait un meilleur taux sur un comparateur. Après avoir manifesté son intérêt pour une offre, il a été rappelé par un prétendu conseiller d’une banque en ligne. Celui-ci lui a demandé 29 000 €, présentés comme un apport.
Comment on le sait
L’emprunteur a versé la somme, puis le prétendu conseiller lui en a réclamé davantage. Dans son article du 4 novembre 2026, ICI rapporte que le virement de 29 000 € date de juillet 2026. Quand l’emprunteur a demandé à disposer de l’argent, le prétendu conseiller a réclamé 20 000 € de plus. Les premiers fonds ont disparu.
Ce qu’on ne sait pas : comment le faux conseiller a obtenu ses coordonnées, où l’argent a été envoyé et si une banque sera tenue pour responsable. L’emprunteur envisage une action en justice ; son issue est inconnue.
Le risque
Pour celui qui vire l’argent à un faux conseiller, la perte peut être immédiate : ici, 29 000 € ont disparu.
Un apport personnel dans un projet immobilier n’est pas suspect en soi. Ce qui doit alerter, c’est la demande de le virer au prétendu prêteur sans avoir confirmé l’offre auprès de la banque par un autre canal.
Le contexte
L’autorité de contrôle des banques alertait le 4 septembre 2024 sur de faux comparateurs et des offres imitant celles d’établissements autorisés. Les fraudeurs obtenaient les coordonnées d’emprunteurs, puis demandaient un virement présenté comme leur apport. Rien n’établit que le comparateur utilisé dans le cas rapporté ici était faux.
Dans une alerte du 8 juillet 2026, cette autorité indiquait que 32 % des signalements de fraudes ou de tentatives qu’elle recevait concernaient de faux crédits. Ce chiffre ne mesure pas les victimes de ce dossier.
Quoi faire maintenant
Avant de virer un apport, vérifiez l’offre auprès de la banque et l’autorisation de l’établissement ou de l’intermédiaire.
- Appelez la banque par un numéro trouvé vous-même, sans utiliser les coordonnées transmises par le conseiller. Demandez-lui de confirmer l’offre et l’identité de votre interlocuteur. Cybermalveillance conseille de contacter l’organisme concerné en cas de doute.
- Vérifiez que l’établissement ou l’intermédiaire est autorisé à proposer des crédits en France dans les registres indiqués par ABE Infoservice. L’absence d’un nom sur une liste noire ne suffit pas à valider l’offre.
Si c’est déjà fait
Cybermalveillance conseille d’alerter votre banque sans délai et de déposer plainte. La Banque de France précise qu’un ordre de virement reçu par la banque ne peut en principe plus être annulé : ne présumez pas que la somme sera récupérée.
Sources
Source presse
Pour le contexte
Conseils officiels pour agir
