Faux mails et SMS : un réseau de phishing en partie bloqué
Des campagnes internationales ont dirigé leurs destinataires vers de fausses pages de connexion ou de paiement.

- 1Concerné si
- Un mail ou un SMS vous dirige vers une fausse page de connexion ou de paiement.
- 2À faire d’abord
- Passez par le site habituel de l’organisme, sans suivre le lien reçu.Voir les 2 étapes
- 3Le risque
- Les données saisies sur ces pages peuvent servir à une fraude.
- 4Comment on le sait
- Plus de 20 000 comptes liés au réseau ont été désactivés. clubic.com
Concerné ?
Vous pouvez être concerné si un mail ou un SMS imite une marque, une banque ou un service et mène à une page de connexion ou de paiement.
Les campagnes décrites sont internationales. L’une visait principalement le Japon et aucune victime en France n’est identifiée dans l’article. Le critère à repérer dans un message reçu est la demande de saisir des identifiants ou des données de paiement sur une page ouverte depuis son lien.
Comment on le sait
Plus de 20 000 comptes associés à une place de marché clandestine ont été désactivés, rapporte Clubic le 15 octobre 2026. Des domaines utilisés par des kits de phishing ont aussi été saisis ou redirigés. Microsoft attribue à cet écosystème plus d’un milliard de mails et SMS frauduleux envoyés depuis janvier 2026. Ces mesures perturbent le réseau, mais ne signifient pas que tous ses faux sites ont disparu.
Ce qu’on ne sait pas : L’article ne permet pas de compter les personnes touchées en France ni celles qui ont effectivement transmis leurs données ou payé.
Le risque
Le risque de fraude concerne surtout les personnes qui ont saisi un mot de passe ou des coordonnées bancaires sur une fausse page.
Ces pages étaient conçues pour recueillir ces informations. En revanche, la seule réception d’un message n’établit pas un vol de données. Même après le blocage d’une partie du réseau, un lien reçu doit être examiné avec la même prudence : la mesure ne garantit pas que la page vers laquelle il mène est hors service.
Quoi faire maintenant
Pour vérifier un message suspect, ouvrez vous-même le site habituel de l’organisme, sans passer par le lien reçu.
- Avant toute saisie, contrôlez l’adresse du site ; au moindre doute, fermez la page.
- Ne transmettez ni mot de passe ni coordonnées bancaires en réponse à un mail ou à un SMS.
Si c’est déjà fait
Cybermalveillance.gouv.fr conseille de faire immédiatement opposition auprès de la banque si des données de paiement ont été communiquées, de conserver le message et de vérifier les accès au compte concerné. Si vous avez saisi un mot de passe, changez-le et activez la double authentification lorsque le service le permet.
Sources
Source presse
Conseils officiels pour agir
