Des voisins réclament une haie à 2 m : 4 500 € de frais
Au Raincy, les règles locales protégeaient les cyprès et la gêne invoquée n’était pas prouvée. Avant un procès, cherchez les règles de votre commune et réunissez des preuves.

- 1Concerné si
- Vous envisagez de demander la réduction des arbres d’un voisin.
- 2À faire d’abord
- Vérifiez les règles locales et rassemblez des preuves de la gêne avant un procès.Voir les 3 étapes
- 3Le risque
- Les demandeurs doivent verser 4 500 € de frais, hors dépens.
- 4Comment on le sait
- Au Raincy, la cour d’appel a rejeté une telle demande. actu.fr
Concerné ?
Vous envisagez de demander en justice la réduction des arbres de votre voisin. Au Raincy, des propriétaires voulaient ramener une haie de cyprès à deux mètres. Leur échec ne préjuge pas d’une demande semblable dans une autre commune.
Comment on le sait
Dans un article du 4 novembre 2026, actu.fr rapporte que la cour d’appel de Paris a rejeté cette demande le 23 octobre 2026. Les règles d’urbanisme du Raincy protégeaient les arbres ; les juges ont aussi retenu qu’une réduction à deux mètres entraînerait leur disparition. Ils ont écarté la demande d’indemnisation, faute de preuve du préjudice invoqué.
Ce qu’on ne sait pas : le montant des dépens à ajouter aux frais, ni les règles applicables dans chaque autre commune.
Le risque
Un procès mal étayé peut coûter de l’argent sans faire réduire les arbres. Dans ce litige, les demandeurs doivent verser 4 500 € à la propriétaire pour des frais de justice, hors dépens. Ce montant n’est pas le tarif d’un procès entre voisins : il résulte de cette affaire.
Le contexte
Le Géoportail de l’urbanisme indique, dans sa page mise à jour en 2017, que les documents locaux se recherchent par adresse ou référence cadastrale. Si le document manque sur le portail, il faut consulter la mairie ou l’intercommunalité.
Le ministère de la Justice expliquait en décembre 2019 qu’une tentative de résolution amiable est exigée avant de porter certains conflits de voisinage devant le tribunal, sous peine d’irrecevabilité.
Dans une étude publiée en août 2025, le ministère dénombre environ 190 000 affaires traitées par les conciliateurs en 2023, tous motifs confondus. Ce chiffre ne mesure pas les seuls litiges portant sur des arbres.
Quoi faire maintenant
Vérifiez d’abord les règles locales, puis ce que vous pouvez prouver :
- Consultez le plan d’urbanisme sur le Géoportail, par adresse ou parcelle. S’il n’y figure pas, demandez-le à la mairie ou à l’intercommunalité.
- Rassemblez des preuves de la gêne avant de réclamer une taille : dans l’affaire du Raincy, les éléments présentés n’ont établi ni la nécessité de l’élagage ni le préjudice invoqué.
- Tentez une résolution amiable avant de saisir le tribunal, par conciliation, médiation ou procédure participative lorsque cette tentative est requise pour votre litige.
