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Rubrique : Recours·Risque moyen·Publié le ·1 min 40·Rapporté par un média

Des voisins réclament une haie à 2 m : 4 500 € de frais

Au Raincy, les règles locales protégeaient les cyprès et la gêne invoquée n’était pas prouvée. Avant un procès, cherchez les règles de votre commune et réunissez des preuves.

Un homme âgé, de dos, lève une règle devant une haie bordant une rue résidentielle.
Photo d’illustration générée par IA.

1Concerné si
Vous envisagez de demander la réduction des arbres d’un voisin.
2À faire d’abord
Vérifiez les règles locales et rassemblez des preuves de la gêne avant un procès.Voir les 3 étapes
3Le risque
Les demandeurs doivent verser 4 500 € de frais, hors dépens.
4Comment on le sait
Au Raincy, la cour d’appel a rejeté une telle demande. actu.fr

Concerné ?

Vous envisagez de demander en justice la réduction des arbres de votre voisin. Au Raincy, des propriétaires voulaient ramener une haie de cyprès à deux mètres. Leur échec ne préjuge pas d’une demande semblable dans une autre commune.

Comment on le sait

Dans un article du 4 novembre 2026, actu.fr rapporte que la cour d’appel de Paris a rejeté cette demande le 23 octobre 2026. Les règles d’urbanisme du Raincy protégeaient les arbres ; les juges ont aussi retenu qu’une réduction à deux mètres entraînerait leur disparition. Ils ont écarté la demande d’indemnisation, faute de preuve du préjudice invoqué.

Ce qu’on ne sait pas : le montant des dépens à ajouter aux frais, ni les règles applicables dans chaque autre commune.

Le risque

Un procès mal étayé peut coûter de l’argent sans faire réduire les arbres. Dans ce litige, les demandeurs doivent verser 4 500 € à la propriétaire pour des frais de justice, hors dépens. Ce montant n’est pas le tarif d’un procès entre voisins : il résulte de cette affaire.

Le contexte

Le Géoportail de l’urbanisme indique, dans sa page mise à jour en 2017, que les documents locaux se recherchent par adresse ou référence cadastrale. Si le document manque sur le portail, il faut consulter la mairie ou l’intercommunalité.

Le ministère de la Justice expliquait en décembre 2019 qu’une tentative de résolution amiable est exigée avant de porter certains conflits de voisinage devant le tribunal, sous peine d’irrecevabilité.

Dans une étude publiée en août 2025, le ministère dénombre environ 190 000 affaires traitées par les conciliateurs en 2023, tous motifs confondus. Ce chiffre ne mesure pas les seuls litiges portant sur des arbres.

Quoi faire maintenant

Vérifiez d’abord les règles locales, puis ce que vous pouvez prouver :

  1. Consultez le plan d’urbanisme sur le Géoportail, par adresse ou parcelle. S’il n’y figure pas, demandez-le à la mairie ou à l’intercommunalité.
  2. Rassemblez des preuves de la gêne avant de réclamer une taille : dans l’affaire du Raincy, les éléments présentés n’ont établi ni la nécessité de l’élagage ni le préjudice invoqué.
  3. Tentez une résolution amiable avant de saisir le tribunal, par conciliation, médiation ou procédure participative lorsque cette tentative est requise pour votre litige.

Sources

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