Contrôle technique en ligne : votre plaque peut servir à une arnaque
Un pirate revendique près de 14 millions de plaques dans un fichier volé. Deux prestataires de réservation sont touchés, mais on ignore quelles réservations le sont.

- 1Concerné si
- Deux prestataires de réservation en ligne sont touchés ; on ignore quelles réservations le sont.
- 2À faire d’abord
- Ne suivez pas le lien reçu ; contactez directement l’organisme concerné.Voir les 2 étapes
- 3Le risque
- Plaque et coordonnées pourraient rendre un faux paiement crédible.
- 4Comment on le sait
- Un prestataire a confirmé le piratage ; l’ampleur revendiquée reste à vérifier. bfmtv.com
Concerné ?
Deux prestataires de réservation de contrôles techniques en ligne ont été touchés ; on ignore quelles réservations sont concernées.
Si vous avez réservé en ligne, votre plaque et vos coordonnées pourraient figurer parmi les données exposées, mais votre réservation n’est pas nécessairement touchée. Un message qui connaît votre immatriculation ou le centre fréquenté ne prouve pas qu’il vient de ce centre. Cela vaut aussi pour une demande présentée comme une amende.
Comment on le sait
Le 30 octobre 2026, BFMTV rapporte un piratage touchant deux prestataires de réservation de contrôles techniques. L’un d’eux a confirmé le piratage. L’article décrit des données comprenant notamment plaques, noms, adresses électroniques, numéros de portable et centres fréquentés. Un pirate affirme avoir mis en vente un fichier contenant près de 14 millions de plaques ; ce volume est une revendication, pas un bilan confirmé.
Ce qu’on ne sait pas : quelles réservations précises sont touchées, si l’ensemble du fichier annoncé est authentique et si ces données ont déjà servi à tromper des automobilistes.
Le risque
Une plaque associée à des coordonnées pourrait rendre plus convaincante une fausse demande de paiement pour une réservation ou une contravention.
Une plaque seule ne prouve pas qu’un message est fiable. Le risque reste potentiel : aucun paiement frauduleux lié à cette fuite n’est établi.
Le contexte
La CNIL ne peut pas dire à un particulier si ses données figurent dans un fichier compromis. Le 18 mars 2024, elle précisait qu’il peut interroger l’organisme concerné. Elle déconseille les sites qui prétendent vérifier sa présence dans une fuite.
Vous pouvez demander à un organisme quelles données il détient sur vous, rappelait la CNIL le 26 septembre 2023. Ce droit d’accès est gratuit, sauf certains frais possibles, notamment pour une copie supplémentaire.
Quoi faire maintenant
Si un message cite votre plaque, vérifiez sa demande sans utiliser le lien qu’il contient.
- Si vous recevez une information sur une fuite, lisez-la pour identifier les données concernées. Au besoin, contactez directement l’organisme auprès duquel vous avez réservé pour la confirmer, comme le conseille Cybermalveillance.
- Devant un SMS, un courriel ou un appel réclamant un paiement et citant votre plaque, n’utilisez pas le lien reçu. Contactez directement le centre ou l’organisme qui prétend vous joindre, par vos coordonnées habituelles, pour vérifier la demande. C’est aussi la consigne de Cybermalveillance.
Si c’est déjà fait
si vous avez communiqué des données de paiement ou constatez un débit frauduleux, faites immédiatement opposition auprès de votre banque. Conservez le message reçu ; en cas de débit frauduleux, déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, selon la fiche de Cybermalveillance.
Déjà vu sur Verso
Sources
Pour le contexte
