Plaques d’immatriculation : 905 097 fiches seraient en vente
Un pirate affirme vendre un fichier reliant des plaques françaises à des coordonnées personnelles. La fuite n’est pas confirmée, et rien ne permet de vérifier si votre plaque figure dans ce fichier.

- 1Concerné si
- Votre plaque française pourrait figurer dans le fichier annoncé.
- 2À faire d’abord
- Vérifiez toute demande auprès de l’organisme concerné, sans suivre le lien reçu.Voir les 2 étapes
- 3Le risque
- Un faux message d’amende pourrait citer votre plaque pour paraître crédible.
- 4Comment on le sait
- Un pirate revendique 905 097 enregistrements ; la fuite n’est pas confirmée. capital.fr
Concerné ?
Les plaques visées seraient françaises, mais rien ne permet de vérifier si la vôtre figure dans le fichier revendiqué.
Le fichier annoncé relierait des immatriculations à des noms, adresses postales, adresses e-mail et numéros de téléphone. Posséder un véhicule immatriculé en France ne signifie donc pas que ses données sont exposées. Faute de liste vérifiée, un message qui cite votre plaque ne permet pas non plus de conclure qu’elle provient de ce fichier.
Comment on le sait
Un pirate a revendiqué le 24 octobre 2026 la vente de 905 097 enregistrements, rapporte Capital le 25 octobre 2026.
Ce nombre désigne des lignes du fichier allégué, non 905 097 personnes distinctes : une même personne peut posséder plusieurs véhicules. Il ne permet pas davantage d’établir combien de personnes auraient reçu un message frauduleux.
Ce qu’on ne sait pas : la fuite n’est pas confirmée officiellement. L’origine du fichier, les personnes réellement concernées et un éventuel usage de ces données restent inconnus.
Le risque
Une plaque associée à des coordonnées pourrait rendre un faux SMS d’amende ou de frais administratifs plus convaincant.
Le message pourrait reprendre des informations exactes sur un véhicule tout en conduisant vers un lien frauduleux. Des tentatives d’usurpation d’identité ou d’escroquerie liée à un véhicule sont aussi possibles. Aucun usage frauduleux de ce fichier n’est toutefois établi dans les éléments disponibles.
Le contexte
- Les faux messages de contravention usurpant l’ANTAI faisaient déjà l’objet d’une alerte de Cybermalveillance.gouv.fr le 7 mars 2023.
Quoi faire maintenant
Si un message réclame une amende ou des frais, vérifiez la demande sans utiliser le lien qu’il contient.
- N’ouvrez pas ce lien et ne communiquez pas de données bancaires en réponse au SMS ou au courriel.
- Rendez-vous directement sur le site officiel de l’organisme concerné, ou contactez-le par ses coordonnées habituelles. Cybermalveillance.gouv.fr recommande cette vérification en cas de doute.
Si c’est déjà fait
si vous avez communiqué des données de paiement ou constaté un débit frauduleux, faites immédiatement opposition auprès de votre banque. Conservez le message ; si vos données servent à usurper votre identité ou si un débit frauduleux apparaît, déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
Sources
Source presse
Conseils officiels pour agir
