Retraite : un trimestre au père peut augmenter sa pension
La mère garde le calcul sur ses meilleures années, mais perd un trimestre d’assurance si elle le cède au père. Pour un enfant né ou adopté depuis 2010, comparez les deux pensions avant de choisir.

- 1Concerné si
- Au régime général, certains trimestres d’éducation d’un enfant né ou adopté depuis 2010 peuvent être partagés.
- 2Pas concerné si
- Pour un enfant né avant 2010, ce partage n’est pas possible.
- 3À faire d’abord
- Comparez les deux pensions, puis envoyez le formulaire dans les six mois suivant le quatrième anniversaire de l’enfant.Voir les 2 étapes
- 4Le risque
- La mère perd un trimestre de durée d’assurance ; sa pension peut baisser.
- 5Comment on le sait
- Un trimestre attribué au père peut réduire le nombre d’années retenues pour calculer sa pension de base. capital.fr
Concerné ?
Parents du régime général, vous pouvez répartir les trimestres d’éducation d’un enfant né ou adopté depuis le 1er janvier 2010. Pour cet enfant, jusqu’à huit trimestres peuvent être accordés : quatre au titre de la maternité ou de l’adoption et quatre au titre de l’éducation. Deux trimestres d’éducation au maximum peuvent être attribués au père.
Pour obtenir ces trimestres d’éducation, il faut avoir vécu avec l’enfant au moins un an sans interruption pendant les quatre années suivant sa naissance ou son adoption, ne pas avoir été privé de l’autorité parentale et, en principe, avoir acquis au moins huit trimestres dans un régime obligatoire. Un trimestre est attribué par année de résidence commune. Dans un couple père-mère, si aucun choix n’est exprimé dans les six mois suivant le quatrième anniversaire de l’enfant, les trimestres d’éducation reviennent à la mère. Pour un enfant né avant 2010, ce partage n’est pas possible.
Comment on le sait
Dans un article du 2 novembre 2026, Capital explique qu’un trimestre d’éducation attribué au père peut lui ouvrir un calcul de pension sur moins d’années. La mère conserve ce mode de calcul, mais perd un trimestre de durée d’assurance.
Ce qu’on ne sait pas : sans connaître les carrières et les dates de départ envisagées, on ne peut pas chiffrer l’effet du partage sur les deux pensions.
Le risque
Le père peut gagner sur le calcul de sa pension, tandis que la mère peut perdre sur sa durée d’assurance. Pour les pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026, la pension de base d’un parent bénéficiant d’une majoration pour un enfant peut être calculée sur ses 24 meilleures années, ou sur ses 23 meilleures années à partir de deux enfants, au lieu de 25. Un trimestre d’éducation attribué au père peut lui ouvrir ce calcul. La mère en conserve le bénéfice, mais le trimestre d’assurance perdu peut peser sur sa pension.
Le partage est irréversible, même en cas de divorce. Selon l’article, le nouveau mode de calcul doit être appliqué courant 2027, avec un recalcul automatique et rétroactif pour les personnes parties entre-temps.
Le contexte
Une fiche de Service Public vérifiée le 1er septembre 2026 distingue trois éléments du calcul de la retraite de base : le revenu annuel moyen, le taux et la durée d’assurance retenue. Comparer les pensions suppose donc de regarder aussi le trimestre perdu par la mère.
Le simulateur présenté par Service Public estime la retraite à partir des données connues des caisses de retraite de base et complémentaires. Sa présentation ne garantit pas qu’il permette de tester directement deux répartitions des trimestres entre parents.
Quoi faire maintenant
Vous avez six mois après le quatrième anniversaire de l’enfant pour exprimer votre choix.
- Comparez les estimations des deux pensions au même âge de départ. Si le simulateur ne permet pas de tester les deux répartitions, demandez une estimation individualisée à votre caisse.
- Si vous retenez le partage, demandez à votre caisse le formulaire de déclaration pour la répartition des trimestres d’éducation. Faites signer un formulaire par enfant aux deux parents et adressez-le, avec les pièces d’état civil, à la caisse du dernier régime d’affiliation de l’un ou l’autre dans les six mois suivant le quatrième anniversaire de l’enfant.
Si c’est déjà fait
le partage ne peut pas être modifié, même après un divorce. Une exception est prévue si le parent bénéficiaire décède avant la majorité de l’enfant et que le parent survivant remplit les conditions.
