Murs moisis, enfants qui toussent : le bailleur proposerait de peindre
La ventilation tomberait régulièrement en panne dans ce logement de Villeurbanne. Chez vous, vérifiez les aérations, puis signalez l’humidité persistante au bailleur par recommandé, sans suspendre le loyer.

- 1Concerné si
- Vous louez un logement où l’humidité persiste et où les murs moisissent.
- 2À faire d’abord
- Vérifiez les aérations, puis demandez des travaux précis au bailleur par recommandé.Voir les 3 étapes
- 3Le risque
- Les enfants toussent, mais le lien avec le logement n’est pas établi.
- 4Comment on le sait
- Dans le cas rapporté à Villeurbanne, le bailleur reconnaîtrait des problèmes techniques. midilibre.fr
Concerné ?
Vous louez un logement où l’humidité persiste et où les murs moisissent ? Ces démarches peuvent vous servir.
À Villeurbanne, les murs de la cuisine d’un logement social occupé par une famille avec deux enfants portent des traces d’humidité. La ventilation tomberait régulièrement en panne. La famille utilise des chauffages d’appoint qui augmenteraient ses factures d’électricité.
Comment on le sait
Le 6 novembre 2026, Midi Libre rapporte les moisissures, les pannes de ventilation et la toux des enfants. Le bailleur aurait reconnu des problèmes techniques et proposerait de nettoyer les murs, puis d’appliquer une peinture contre les moisissures. La famille demande un logement plus grand depuis 2020.
Ce qu’on ne sait pas : d’où vient précisément l’humidité, si elle explique les symptômes des enfants et si les travaux proposés empêcheraient les moisissures de revenir.
Le risque
Pour cette famille, les chauffages d’appoint alourdiraient les factures ; le lien entre le logement et la toux des enfants n’est pas établi.
Dans un autre logement, les moisissures peuvent avoir une autre origine. Il faut rechercher la cause de l’humidité avant d’attribuer la responsabilité des travaux.
Le contexte
Depuis le 1er juillet 2018, les dispositifs d’ouverture et de ventilation d’un logement doivent être en bon état et permettre d’évacuer l’humidité dans des conditions normales d’occupation, selon l’Agence nationale pour l’information sur le logement.
Dans une fiche du 2 mars 2026, l’agence départementale d’information sur le logement des Pyrénées-Orientales rappelle que l’entretien courant des bouches de ventilation revient au locataire. Elle recommande de rechercher l’origine de l’humidité, qui peut notamment provenir d’une infiltration ou d’une ventilation défectueuse.
Service Public précise qu’un locataire ne doit pas arrêter de payer son loyer de sa propre initiative, même s’il estime son logement non décent.
Quoi faire maintenant
Commencez par les aérations ; si l’humidité persiste, écrivez au bailleur.
- Vérifiez les aérations : assurez-vous qu’elles ne sont pas bouchées et entretenez les bouches de ventilation. L’agence départementale d’information sur le logement des Pyrénées-Orientales conseille aussi d’aérer le logement au moins 10 à 15 minutes par jour.
- Écrivez au bailleur ou à l’agence : décrivez les désordres qui persistent et demandez les travaux nécessaires par lettre recommandée avec avis de réception, comme le recommande l’Agence nationale pour l’information sur le logement.
- Si des travaux sont acceptés : demandez un écrit précisant leur liste. Continuez à payer le loyer et les charges pendant les démarches.
Si c’est déjà fait
l’Agence nationale pour l’information sur le logement indique qu’une agence départementale d’information sur le logement peut vous aider à remplir une fiche d’auto-évaluation et vous renseigner sur les démarches adaptées. Les extraits officiels fournis ne permettent pas de préciser ici un délai ni les conditions d’un recours.
