Votre plaque a fuité ? Une fausse amende peut reprendre vos données
Les chiffres avancés — 14 millions de plaques et 18 millions de personnes — restent à confirmer. Pour savoir si vos données figurent dans la fuite, interrogez la plateforme où vous avez réservé.

- 1Concerné si
- Vous avez réservé un contrôle technique sur l’une des deux plateformes piratées.
- 2À faire d’abord
- Ne payez pas depuis le message ; contactez directement l’organisme.Voir les 2 étapes
- 3Le risque
- Votre plaque et vos coordonnées pourraient rendre une fausse demande crédible.
- 4Comment on le sait
- L’une des plateformes confirme le piratage ; les volumes annoncés restent à vérifier. 20minutes.fr
Concerné ?
Vous avez réservé un contrôle technique sur l’une des deux plateformes piratées ? Des données de réservation ont été dérobées, mais rien ne prouve que votre dossier personnel figure parmi elles.
Comment on le sait
20 Minutes rapporte le 2 novembre 2026 qu’une des deux plateformes a confirmé le piratage. L’alerte, lancée le 29 octobre, fait état de 14 millions de plaques et de données concernant 18 millions de personnes mises en vente. Ces nombres désignent des catégories différentes : ils ne s’additionnent pas. Les fichiers contiendraient notamment des noms, des adresses et des numéros de téléphone.
Ce qu’on ne sait pas : si votre plaque figure dans les fichiers, si les volumes annoncés sont confirmés ou si ces données ont déjà servi à envoyer de fausses amendes.
Le risque
Une fausse demande pourrait paraître crédible si elle reprend votre plaque et vos coordonnées. Elle pourrait réclamer le paiement d’une contravention ou de frais de réservation, par lien ou QR code. Aucun cas lié à cette fuite n’est établi. Si votre dossier ne figure pas dans les fichiers, cette fuite ne l’expose pas ; la présence de votre plaque dans un message ne prouve toutefois pas que celui-ci est authentique.
Le contexte
Des données volées peuvent donner une apparence réaliste à un message frauduleux. La Commission nationale de l’informatique et des libertés l’explique dans ses conseils du 18 mars 2024. Elle ne peut pas vérifier si une personne figure dans un fichier dérobé : il faut interroger l’organisme concerné. Elle déconseille les sites qui prétendent effectuer cette vérification.
Dans un bilan publié le 1er juin 2026, Cybermalveillance indique avoir observé en 2025 des messages de fausses contraventions. Ce précédent ne démontre aucun lien avec le piratage actuel.
Quoi faire maintenant
Vérifiez toute demande de paiement sans passer par le message reçu.
- Pour savoir si vos données sont concernées, interrogez directement la plateforme auprès de laquelle vous avez réservé, comme le conseille la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
- Si vous recevez une amende ou une demande de frais, ne payez pas depuis le SMS, le QR code ou le lien reçu. Contactez directement l’organisme qui prétend vous écrire pour confirmer la demande, conformément aux conseils de Cybermalveillance.
Si c’est déjà fait
si vous avez communiqué des données de paiement ou constatez un débit frauduleux, Cybermalveillance conseille de faire immédiatement opposition auprès de votre banque et de conserver le message reçu. En cas de débit frauduleux, déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
